Le cas RFO

Publié le par Alain Lesueur

guada.jpgFaut-il supprimer RFO Guadeloupe devant le constat de faillite de la période préélectorale, qui vient confirmer une inaptitude que le conflit social avait déjà mis en lumière? La question se pose.
RFO radio et télévision ont décidé de se départir de toute réserve et de couvrir les élections de manière commerciale. Ainsi, le service public diffuse des spots pour des collectivités, alors que le recours à des procédés publicitaires est proscrit en période préélectorale par le code électoral.
Le président de Région dispose d'un traitement de faveur qui dépasse toute mesure. Et les médias pensent qu'ils n'ont aucune responsabilité dans l'équilibrage qu'il y a lieu d'opérer dans ce situations.
Il y a un bon moyen d'informer la population, c'est d'ouvrir un débat sur la compagne électorale et les débordements juridiques auxquels elle donne lieu au quotidien. RFO est bien placée pour en prendre l'initiative. Elle dispose de consultants qualifiés qui interviennent habituellement sur ses antennes. Que les spécialistes du Cenntre d'Analyse Géopolitique Internationale (CAGI) par exemple, viennent nous expliquer ce qui est légal et ce qui est illégal. Au passage, le CAGI pourra nous aider à approcher la notion d'équité en expliquant pourquoi l'Université a décidé d'entendre cinq candidats désignés avant la période de dépôt des candidatures, en laissant de côté d'autres candidats déclarés ? Il y a a finalement 9 candidat, dont un certain nombre que l'Université a décidé d'avantager par rapport aux autres. A moins que ce soit l'inverse. Invité à présenter sa vision des perspectives pour la Guadeloupe, Lurel a philosophé, juste un peu trop, confirmant qu'il n'avait rien à dire sur l'avenir de la Guadeloupe. Je n'ai pas eu le plaisir d'entendre Plaisir. Et Jalton s'est défilé à la dernière minute. Lui, l'avenir de la Guadeloupe ne l'intéresse même pas. Il fait de la politique à l'ancienne. Pour Eric Jalton, la vérité en politique est plus dans les bars qu'à l'Université. Il reste à RFO quelques jours avant la campagne officielle pour faire cette opération vérité en forme de mea culpa. Sinon, advienne que pourra.

 

 

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DJ 18/02/2010 11:22


A propos du CAJI ils pourraient nous parler de l ALBA et de département "Mouvements Sociaux"....
Sinon rfo fait sont travail: cirer les pompes de ceux qui distribuent la pâtée...
Avez vous vu que manlicet et eric preparent le second tour déjà ..;


DADA 17/02/2010 23:52


Il n'y a pas de journalistes à RFO, rien que des supporters, des obligés, des profiteurs de ceux qui sont au pouvoir. Aucune neutralité. C'est la honte de la Guadeloupe. Un média aux ordres, alors
qu'il devrait aider et éclairer la population dans ses choix.
Pas un reportage critique en 6 ans de despotisme de Lurel. Journalistes de RFO j'ai honte pour vous. Où est l'esprit critique et le sens de l'honneur chez vous? La déontologie vous connaissez?
ressaisissez-vous pour ne pas être les complices des fossoyeurs de la Guadeloupe.


Alain Lesueur 18/02/2010 01:30


Dada. Je pense que le système est plus fort que les hommes de mauavise volonté, ou de peu de volonté. Il ya des gens qui voudraient sans doute faire meiux leur métier. Mais la loi de la majorité
est aussi parfois la loi de la médiocrité. les phénomènes de groupe qui peuvent vous tirer vers le haut, sont les mêmes qui vous enfoncent la tête sous l'eau. J'ai passé la moitié de mon activité
en Guadeloupe à travailler pour mes "clients", et l'autre moitié, à résister à ceux qui voulaient m'empêcher de travailler pour ne pas perturber leur système pervers, mais qui leur convenait à
court terme. C'est contre tout cela qu'il faut lutter dans les services publics en particulier.