Le projet acte 2

Publié le par Alain Lesueur

Nous poursuivons la présentation du projet que nous soumettons à l'appréciation des Guadeloupéens. Aujourd'hui, nous parlons de notre unique matière première, l'homme guadeloupéen en devenir.

Priorité numéro 2 : L’Education et la formation professionnelle

 Le taux d’échec scolaire demeure chez nous notablement supérieur à la moyenne nationale. Trop d’élèves quittent le système en situation d’illettrisme. Les résultats au bac sont moins satisfaisants et beaucoup trop d’élèves ne parviennent pas à la fin des études secondaires. Il y a là une démission collective. La réussite passe aujourd’hui par des cours privés et coûteux.

1. La formation initiale
S’impliquer « au-delà des murs »
Les collectivités ne peuvent se satisfaire de construire des bâtiments à fabriquer de l’échec. La Région se fixe pour objectif de lutter contre l’échec scolaire, avant le lycée où les jeux sont déjà faits. Primo, tout enfant de 30 mois devra pouvoir être scolarisé, si les parents le veulent. La Région financera l’enseignement de l’anglais obligatoire à l’école primaire. Une seconde langue sera enseignée dès la classe de sixième. La Région financera également des études surveillées d’après classe et des cours de soutien à l’intérieur des établissements scolaires. Toutes les sélections à l’embauche comporteront une épreuve facultative de créole.

Rendre l’école obligatoire, de droit ou de fait, jusqu’à 17 ans, au moins
L’Etat doit rendre l’Ecole obligatoire jusqu’à 17 ans. La Région va s’attacher à mettre ce projet en application, sans modification législative. L’année scolaire supplémentaire visera précisément à s’assurer qu’aucun enfant ne quitte l’école en situation d’illettrisme. Une convention Etat - Région définira les conditions de prise en charge de l’année supplémentaire. Au besoin, cette obligation sera portée à 18 ans, s’il le faut pour obtenir les résultats escomptés.

Améliorer la décentralisation
Le projet gouvernemental de réforme nationale des collectivités doit être mis à profit pour améliorer la situation locale. Parmi les mesures souhaitables, il convient de confier la gestion de tout le second cycle, collèges et lycées, à la Région, qui deviendra ainsi le partenaire des communes pour ce qui est de l’équipement scolaire de la maternelle et du primaire. L’objectif est de gommer les inégalités de situation d’une commune à l’autre en matière d’accès à l’école. La réforme des collectivités portée par l’Etat, va permettre, avec une assemblée de conseillers territoriaux de voter des budgets conformes à un projet global et cohérent d’équipement scolaire, sans les actuelles frontières d’attributions.

2. La formation professionnelle

La période 2004-2009 fut une période noire pour la formation professionnelle. Elle aura vu la fermeture de l’AFPA. Le nombre de journées de formation a baissé au cours du mandat.

Réformer, démultiplier l’Ecole de la deuxième chance

Près de 5000 personnes de moins de 30 ans ont besoin d’une seconde chance, après un parcours scolaire conclu par l’échec. La Région a mis en place un dispositif coûteux, qui ne touche que 0,2 % de la population concernée. Par ailleurs, lorsque l’école « insère », c’est à un coût quatre fois supérieur à celui des organismes de formation privés. Pour simplement « insérer un jeune dans une formation », la Région dépense plus que les frais de scolarité d’un élève expert Tirolien.jpgcomptable dans une école privée réputée.
Pour le même coût qu’aujourd’hui, il faut créer une dizaine d’annexes de l’Ecole, réparties sur le territoire, y compris à Marie-Galante, uniquement chargées de l’organisation administrative des formations, confiées à des organismes privés et des formateurs spécialisés. Ce mode de fonctionnement est celui du Centre National de la Fonction Publique Territoriale qui assure la formation de plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires, de tous niveaux hiérarchiques, de la lutte contre l’illettrisme au perfectionnement en cours d’emploi des administrateurs territoriaux.

Etudier la possibilité de réimplanter l’AFPA

L’AFPA est un maillon historique de la formation professionnelle en France. Sans doute y avait-il des difficultés de fonctionnement de l’établissement. Il n’en reste pas moins vrai que sa disparition a créé un vide dans le monde de la formation professionnelle. La création d’un organisme de substitution n’a pas encore montré un niveau de performance tel que l’on soit certain de pouvoir se passer d’un organisme de formation implanté en Guadeloupe et faisant partie d’un réseau national.

 

Publié dans Le projet

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Carlagène 19/02/2010 02:12


Merci de me rassurer, j'espère de tout coeur que vous prendrez à coeur ce dossier primordial
aprés l'éducation, et le développement économique. Merci encore et bonne chance


Alain Lesueur 19/02/2010 04:10


Ma chance, c'est qu'il existe des gens comme vous en Guadeloupe. Ma différence, c'est que je suis persuadé qu'ils sont plus nombreux qu'ils veulent bien le laisser paraître, en laissant le crachoir
et la décision à ceux qui n'ont pas grand chose à proposer et qui souvent, ne savent pas eux-même où ils vont, mais qui veulent tout de même nous y conduire. Je crois le moment venu de remttre les
choses en place. Merci et encourageons-nous mutuellement.


Carlagène 18/02/2010 02:47


La région actuelle a crée un loi dans le cadre de l'article 73 rénové, "une première en france" qui permettra la mise en place d'un établissement public de formation qui remplacera l'AFPA et
l'association CRFP. Mais, ses compétences seront identiques aux centres privés sauf que, les centres privés sont soumis au marché public, alors que cet établissement public aura des subventions de
fonctionnement. j'appelle cela de la concurrence déloyale qu'en pensez vous ?


Alain Lesueur 18/02/2010 13:11



Chère Carlagène. Vous avez tout compris. Je en comprends d'ailleurs pas pourquoi le monde économique laisse Monsieur Lurel nous proposer ce qui n'a plus cours dans l'ex Union soviétique. Tous les
élus incompétents font la mêm chose. Incapables de répondre aux nouvelles demandes de leurs adminsitrés, ils prenent un secteur dejà occupé par le privé ou les associations, s'en emparent, fonht
la même chose, en moins bien , et pour plus cher. C'est ce que fait déjà l'Ecole de la Deuxième chance. Elle fait de la "réinsertion" consistant à placer des gens dans... un stage et cela coûte
tois fois plus cher que par un organisme privé de formation. Je développerai ce point dans un article du blog. Merci de votre attention à examiner en détail ce que fait ce président
illusionniste.