VŒUX GUADELOUPEENS

Publié le par Alain Lesueur

Mes chers compatriotes, de Guadeloupe


L’année 2009 s’achève. Pour beaucoup, elle restera dans nos mémoires comme une année difficile, une année noire pour ceux qui ont perdu leur emploi

Mais 2009 avait commencé dans l’espérance d’une Guadeloupe plus équitable. Il faut se le rappeler.


Car les crises peuvent être utiles. La crise permet une transition. Elle peut aussi être une chance.


Nous avons eu la crise en 2009. A nous de reconstruire notre monde, en 2010.

Nous avons eu la contestation en 2009 ?

Faisons la conciliation en 2010.

Nous avons eu la désunion en 2009 ?

Faisons la communion en 2010.


La crise a des causes extérieures, et des causes locales.

La crise a des responsables extérieurs. Elle a aussi des responsables locaux. Ce sont tous ceux qui, par action ou par omission, ont aggravé ici, les effets de la crise.

Un responsable local, c’est par exemple la Région, qui a diminué ses investissement chaque année de puis 2004.

196 M € en 2004, 60 M € en 2007. Une division par 3.

Aujourd’hui, pour relancer l’économie, La Région dit vouloir faire tout le contraire de ce qu’elle a fait pendant 6 ans, créant alors les conditions pour conduire la Guadeloupe à la crise.


2009 fut l’année du constat de l’incapacité de beaucoup de nos responsables à comprendre la réalité, et à trouver des solutions pour améliorer le sort des plus démunis, pour soulager ceux qui souffrent.

Constat qu’au delà des revendications, justifiées, il faut la capacité d’imaginer les solutions techniques qui répondent concrètement aux problèmes réels de la population.


2010 doit être une année de Révélation.

Révélation d’une indépendance d’esprit pour prendre en main nos problèmes, révélation de notre capacité intellectuelle à les résoudre.

Révélation de femmes et hommes nouveaux, avec une présomption de compétence au lieu du palmarès des échecs des élus sortants.


En politique, 2009 fut une année de démission.

Le mouvement social de 2009 a montré que les élus au pouvoir étaient dépassés, et que le forces vives du pays ne font pas partie de la clique des notables actuels de la politique.


2010 doit être une année de révolution.

Avec l’abolition des privilèges et petits avantages que s’octroient entre eux les politiques au pouvoir, loin des yeux du peuple.


2010 doit être année de révolution, avec la destitution du petit roitelet de Basse-Terre, la fin de ses excursions en avion pour un oui ou pour un non et qui cache son inaction par une orgie de publicité à nos frais, avec l’argent qu’il faudrait investir dans l’insertion de la jeunesse.

La Guadeloupe, ce n’est pas une publicité pour attirer le touriste.

La Guadeloupe,

C’est le chômage pour un Guadeloupéen sur trois.

Où sont les 26 000 emplois promis en 2004 ?

En Guadeloupe, 1 jeune sur 5 qui sort illettré du système scolaire.

Ce n’est pas en prenant 1 sur 100 à l’Ecole de la deuxième chance, qu’on changera l’état d’exclusion des 99 autres.

Il est impossible de faire un trajet professionnel à un coût acceptable.

La Région prévoit un héliport pour développer le Nord Basse-Terre. Lurel doit penser que nous avons tous un hélicoptère personnel dans notre garage et qu’en 2010, nous le prendrons pour aller travailler


C’est cela, ces élus régionaux sérieux, ce président qu’il faut changer.


Nous sommes habitués à recevoir des vœux sans conviction, sans prise sur la réalité, des vœux qui nous promettent des lendemains qui chantent, sans effort, bref, qui veulent nous faire croire au Père Noël.


Moi aussi, je fais des vœux pour l’emploi.

Et je dis qu’il appartient à la Région d’impulser le développement économique, avant de financer les chanté Nwèl et concerts de zouk.


Moi aussi je fais des vœux pour la réussite des enfant.

Et je dis qu’on ne dilapide pas 50 millions € pour un seul lycée quand 10 millions suffiraient, et que le lycée de Baimbridge menace depuis longtemps de s’écrouler au moindre tremblement de terre.


La Guadeloupe doit changer en 2010.


La Guadeloupe doit être une terre d’élection pour des bâtisseurs de pays, des constructeurs de Nation, des élus qui restent des citoyens, des élus qui n’aspirent pas à vivre comme des rois.


La Guadeloupe doit être terre d’élection de ceux dont le parcours rectiligne indique le cap clairement, et la direction future à prendre.


La Guadeloupe doit être la terre d’élection de ceux qui ne sacrifieront pas l’avenir des générations futures pour une chimère, pour un lubie, un caprice d’élus, une évolution institutionnelle imposée au peuple.


La Guadeloupe doit être la terre d’élection de ceux qui ne miseront, ni 73 €, ni même 74 centimes au casino électoral, car ils sont conscients qu’on ne joue pas l’avenir d’un pays au loto national.


La Guadeloupe doit être terre d’élection de ceux qui se donnent les moyens d’assumer les responsabilités auxquelles ils postulent.


J’ai décidé de contribuer à la naissance de ce vœu d’une Guadeloupe plus conviviale, plus facile à vivre pour les Guadeloupéens.


J’ai décidé de participer à la réalisation de ce vœu.

C’est pour cela que je suis candidat à l’élection régionale.


Il y a longtemps, il y a un bon quart de siècle déjà, que je réfléchis à la possibilité de l’édification d’une Guadeloupe plus efficace, plus juste, en somme d’une Guadeloupe meilleure, plus généreuse pour les siens.


J’ai rêvé de cette Guadeloupe. D’autres ne l’ont pas faite.

Alors j’ai décidé de m’engager dans ce combat pour le progrès de la Guadeloupe.


A ceux qui sont dans la joie comme à ceux qui sont dans la difficulté,

Bonne Année 2010 à tous.


Publié dans La Guadeloupe

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Robert PRIAM 15/01/2010 10:49


Pour ma part, je formule le voeux que les Guadeloupéens virent cette classe politique inscrite aux "abonnés absents" durant le mouvement social.


Alain Lesueur 15/01/2010 21:05


Je dirai plutôt que lorsque l'élite politique semble perdue, c'est le peuple, celui là même qu'ils appellent avec condescendance "le petit peuple" qui peut lui montrer le chemin. La preuve? Les
consultations populaires. A question floue dont les élus qui acceptent qu'on la pose au peuple ne connaissent ni les contours, ni le contenu, "dans le doute, on s'abstient... en votant
Non.