Un vrai festival

Publié le par Alain Lesueur

Les grandes manœuvres électorales vont bon train à l’approche du 8 février, date de l'ouverture de la période de dépôt des listes de candidats. Carnaval oblige, les partis politiques sont entrés dans une phase d’accouplements et de mariages burlesques. Un vrai festival.

Le premier couple à s’être déclaré est celui formé par Jalton et Losbar. Le Pacs a été signé au Lamentin par Toribio. C’est un remake de "Trois hommes et un couffin". Caché dans le couffin, un bébé peu sexy, chauve, parce que sexagénaire , à savoir l’UPLG avec sa barbotteuse en madras. Avec pour marraine Lili Marlène, ex fan de Toto fiolo, et un Flémin qui n’a pas inventé la pénicilline, autre fils héritier politique de son père, comme parrain, la croissance de ce bébé handicapé à la naissance par des maladies génétiques, est comme on dit « mal barrée »

Voyant cela, Toto qui n’aime pas qu’on lui vole les spots de caméras a dégainé sa Carabine… à sel.  C’est le mariage de la carpe et du lapin. Elle, c’est la carpe. Toto prie pour qu’elle soit muette. Pour dire des bêtises et lui faire perdre des voix, la Carabin est une vraie mitraillette. Bref, la Carabine est la "Calammity Jane" de la politique. Toto est Kompè Lapen. Il est heureux et sourit d’aise quand il a couillonné le peuple. Avec la dame du Moule, Toto "Billy the kid" s’est tiré une balle dans le pied. Et la balle a cisaillé la talonnette de ses bottes à la Sarkozy.

L’UMP a encore fait monter la barre. Elle a sorti un ménage à trois, un vaudeville du style le mari, la femme et l’amant dans le placard, pimenté par « Y a-t-il un pilote dans l’avion ? ». Aldo porte un costume de pilote, mais c’est pour aller faire les courses à Paris. Marie-Luce dit qu’elle n’est là que pour faire l’hôtesse et que Dany Marsin est monté "a kokangn" en GP. L'avion de l'UMP pourrait bien avoir quelques "Avatar" et finir avec le succès de... "Titanic". Voyant cela, les "orphelins réunis" nous jouent « Sans famille ». Laurent, qui à force de se dire jeune premier,va finir par être bientôt un jeune retraité de la politique, a demandé la main de Jeany. Le couple mérite sa photo dans Voici. C’est le même contraste que le couple formé par le photographe français Jean-Paul Goude et l’Américaine Grace Jones. La question est savoir si cet attelage improbable va jouer dans « Soleil levant » à Saint-François, ou dans « About de souffle » de Jean-Luc Godard, arrivé au pied de « lestomak a frédérik ». Les régionales ont donc des allures de festival de Cannes. A moins que ce soit un festival de Can…ards boiteux.

 

Publié dans Léger mais réel

Commenter cet article

fortin simone 03/02/2010 14:05


Très bel article qui démontre une fois de plus(s'il en était besoin)votre talent, votre culture et votre parfaite connaissance de l'actualité: c'est hilarant et affligeant à la fois, en tous les
cas tellement réaliste.Seul inconvénient, je ne suis pas certaine que ce soit payant dans le cadre de votre candidature.Celà dit il faut que la vérité se fasse jour dans notre société, au même
titre que l'HONNÊTETÉ.


Alain Lesueur 03/02/2010 15:10


Chère Madame Fortin, Chère Simone. Coluche disait qu'il arrêterait la politique lorsque les politiques cesseraient de faire rire. Rassurez-vous, imitant le regretté Jacques Brel, je chante "chez
ces gens là" Madame, on n'm'aime pas. On n'm'aime pas. On fuit". Cela me met à l'aise, puisque je ne risque pas le désamour, là où il n'ont déjà que de l'inimitié, ou bien je ne sais quelle crainte
que je ne vienne troubler un jeu politique qui se fait déjà en si eau trouble, au risque par un paradoxe de la chimie, à la rendre claire. Et pour tout vous dire, à mon âge, on ne se refait pas.
Mais j'ai tout à fait conscience de vivre dans un pays où l'honnêteté est un risque, ou au moins une source de complication. Mon problème, c'est que ce pays est le mien. Et je finirai encore
avec Brel, en déplorant la platitude avec laquelle nos politiques gèrent notre vie publique, mais parce que je sens que les choses peuvent encore changer, qu'elles sont peut-être déjà entrain de
bouger. Alors, Simone : "Ecoutez le frémir, le plat pays qui est le mien". Ou plutôt qui est le nôtre. Car je suis sûr que nosu paratgeons surtout celui que nous aimerions, construire.
Bien à vous.