Toto à l'université

Publié le par Alain Lesueur

Le Centre d’Analyse Géopolitique Internationale, plus connu comme CAGI, a organisé une conférence sur le thème « Les perspectives pour la Guadeloupe ». Premier candidat à subir ce grand oral devant une assistance choisie pour ne pas dire triée sur le volet, Victorin Lurel.

Le Président Lurel fut égal à lui-même. Il n’a pas dit grand-chose qui mérite d’être retenu, ni sur la politique qu’il a conduite durant six ans, pour dessiner des perspectives, ni sur celle qu’il se propose d’entreprendre d’ici 2014, en cas de réélection. En revanche, l’incorrigible Toto a fait une énième démonstration de son enflure. Même devant des universitaires, ce qui aurait dû l’appeler à un peu de modestie, il a fait étalage des ses « mots du dimanche » dont il vérifie le sens dans un dictionnaire cinq minutes avant un débat pour venir les asséner à ses interlocuteurs, comme s’il s’agissait d’une massue. On dirait que Lurel a suivi ses études sur le principe de l’école du ghetto, à savoir que tout est une arme contre son prochain, y compris le savoir. Un universitaire de mes amis, célèbre de surcroît, s’est amusé. En trois heures, il a noté les mots utilisés par l’orateur afin… qu’il ne soit pas compris. Il y avait toute une feuille. Lurel va à l’Université mais croit parler à ces pauvres bougres d’an tan lontan, qu’un avocat faisait condamner, par son incompétence, mais qui sortaient du tribunal avec reconnaissance, parce que leur défenseur « fouté moun fwansé tou bolman ». Toto est comme la Reine dans Blanche neige. Sauf qu’il demande à son miroir de lui confirmer qu’il est bien le meilleur pivot de basket du monde et qu’il dépasse Michael Piétrus d’une bonne tête. Et s’il vous plaît, sans les talonnettes du Petit Nicolas, Sarkozy, son modèle. Résultat des courses, les premiers à s'enfuir furent les étudiants en sciences politiques. A la fin, il ne restait que l'imposante armada qu'est la cour de Toto 1er. Plus quelques cadres de la Région qui ont dû comprendre qu'ils ont intérêt à être là s'ils veulent éviter des retours de bâton. Déjà qu'au bout d'une heure, la salle frisait l'overdose, on imagine la torture pour ces administratifs qui auraient été plus à leur place dans leurs foyers, et qui le supportent déjà à longueur d'année mais doivent encore se le farcir en dehors des heures de bureau. Condoléances les gars. Bodlan mè pa lwen.

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Carlagène 29/01/2010 14:11


Pardonne, il a échoué sur la formation des jeunes, il souhaite récupérer quelques âmes en détresse à l'université, mais les jeunes ne sont pas dupent.


Alain Lesueur 29/01/2010 18:04


Carlagène. S'il cherchait des jeunes fans, il s'est visiblement trompé d'adresse. La moyenne d'âge frisait la cinquantaine dans le public. Elle est très vite montée à la soixantaine puisque les
premiers à partir, avant la fin de la première heure, ce furent les étudiants en science politique. Il est vrai que si vous suivez sérieusement des études, vous ne pouvez vous offrir le luxe de
regarder trop longtemps Les Guignols, ni à la télé, ni à la fac.


Ernest 29/01/2010 02:54


Pardonnez-lui, c'est plus fort que lui. Il est persuadé qu'il est supérieur aux autres. C'est un cas dont il faut se débarrasser avant qu'il ne devienne un double cas...


Alain Lesueur 29/01/2010 17:44


Je pense qu'il arrive déjà à se dédoubler pour arriver à s'admirer lorsqu'il n'y a pas de miroir à proximité.


dj 28/01/2010 16:57


Oui son gros problème "identitaire" à lui c est, en effet, être ou ne pas être le petit Nicolas.


Alain Lesueur 29/01/2010 17:56


DJ. on voit que vous connaissez la musique qui fait danser les marionnettes. Faute d'être le Petit Nicolas, il est petit, c'est déjà ça. Ils ont la taille en commun, mais seulement au sens propre.