Qui est Mister T?

Publié le par Alain Lesueur

manifestation-guadeloupe-1-copie-1.jpgLes médecins de la presse sont prudents, mais il semblerait que France Antilles sorte du coma dans lequel il était plongé à propos de la campagne électorale. Il est vrai qu’il est difficile de tenir une nouvelle rubrique des échos de campagne et de la réserver, comme une bonne partie du journal, au seul Lurel. Un certain Martin T. Laventure est allé regarder mon blog. Tout ce qu’il en a retenu, c’est mon constat d’un boycott, qu’on peut difficilement contester et qu’il reconnaît sous la forme d’un oubli « lorsque France Antilles a fait la revue des candidats probables ». Mister T. très en verve, ajoute « … de là à monter tout un sketch pour se plaindre de l’indifférence de la presse à son encontre, c’est beaucoup d’énergie pour rien. » Et Mister T. qui connaît ses classiques, termine par ce qu’il croit le coup fatal : « Au fait qui est Alain Lesueur ? Alors, faisons un peu de média fiction. Supposons que Mister T. travaille dans un journal, et non pas à France Antilles, supposons qu’à l’occasion il soit journaliste, et mieux, ou pire, qu’il soit détenteur d’une carte de presse. D’abord, j’admire le T. à l’américaine dans le patronyme. Classe ! Cela rappelle un célèbre W, celui de George W. Bush, plus bête que méchant, et dont Obama a débarrassé le monde. France Antilles n’a pas seulement commis un oubli dans une liste. France Antilles a fait un oubli quotidien depuis fin novembre, depuis qu’ils ont ma déclaration de candidature et trois versions successivement rallongées de mon projet. Ils auront bientôt la quatrième et ultime version. Mister T. et son journal auront donc encore l’occasion de… ne pas en parler. 2. Un jour, c’est un oubli. Une semaine d’oubli, c’est une omission volontaire. Un silence d’un mois, c’est une faute professionnelle. Au delà, c’est un parti pris politique. Et un parti pris politique sur la base de contre parties financières, c’est de la corruption. Avec de l’argent public, c’est de la prévarication. 3. J’ai des problèmes de vocabulaire avec Mister T. On ne doit pas avoir les mêmes dictionnaires. Mais cela se comprend, s’il n’est pas français, mais américain. La formule « Monter tout un skectch » contient trop de contradiction. « Monter tout un », c’est dire qu’on en fait trop, qu’on dramatise à dessein. Alors qu’un sketch réussi, est à la fois court et drôle. C’est comme dire à tort « en faire tout un plat » pour traduire le fait qu’il y a juste un œuf sur le plat dans l’assiette. 4. Quand Mister T. dit que c’est « beaucoup d’énergie pour rien », il faut comprendre qu’il déplore un gaspillage d’énergie qui ne rapporte rien. A son journal. Alors que Lurel fait payer le salaire d’une bonne partie du personnel de France Antilles, et donc de celui de Mister T, par la Région, par une débauche d’annonces publicitaires sans intérêt pour le service public. L’énergie dépensée par Lurel fait un bruit de machine à sous pour Mister T. Lurel, c’est le Brandon de la publicité, avec sa Brenda, assis sur une Harley Davinson, fixée au sol, avec le moteur comme la politique régionale, au point mort. 5. Qui est Alain Lesueur ? demande Mister T. A mon avis il doit commencer à le savoir et à comprendre sa douleur. A ce rythme, il sera vite la risée de France Antilles et les héritiers Hersant vont devoir le « rapatrier sanitaire » avant le 14 mars 2010, vu la méconnaissance de la Guadeloupe dont il fait preuve. Si Mister T. avait été journaliste dans un organe de presse, il aurait consulté ses propres archives avant de se ridiculiser. J’ignore l’âge de Mister T. Que voulez-vous, j’ai vécu jusqu’ici malgré cette grave lacune dans ma culture générale, mais il faut bien que j’aie quelques défauts, ne serait-ce que pour plaire à mes détracteurs. Sans connaître l’âge du capitaine T. il ya de fortes chances pour que France Antilles parlât déjà de moi du temps où il portait des culottes courtes. Qu’il regarde sa collection des années 60. S’il a du mal à trouver, j’ai une adresse pour lui. Les archives nationales, celles de Versailles. Pas Versailles à Basse-Terre. Versailles, chez Louis XIV. Il ne trouve pas ? Alors je lui donne un indice. C’était à la rubrique Sports. Mais si, le chabain à la coupe Afro, dans la sélection de la Guadeloupe en football. Eh oui, aujourd’hui, j’ai toujours l’Afro, mais les cheveux poussent vers l’intérieur du crâne. C’est vrai que j’avais le ventre plus plat et 15 kilos de moins. J’ai tapé Alain Lesueur et Martin T. Laventure américaine sur Google. Voilà le résultat. 88 200 pour lui et 103 000 pour moi. Et la seule photo que j'ai trouvée dans Google images est jointe. Allez, je vous l’avoue, cela ne prouve rien. Il n’y a pas qu’un âne qu’on appelle Alain Lesueur. Mais selon le proverbe, à votre avis, après avoir lu ces quelques lignes, combien y a-t-il d’ânes qu’on appelle Martin ? Pour rester dans la presse, dans un seul des articles que j’ai écrit dans 7 Mag à la suite du conflit social, il y a plus de capacité d’analyse que dans toute l’œuvre de Martin T. sur le même sujet. Et je n’ai même pas une carte de presse. Etre citoyen me suffit pour penser. Le kit de journaliste ne comprend pas de cerveau.

France Antilles vend du papier. Ce journal n’a aucune obligation à mon égard en tant que candidat et cela tombe bien, je n’en attends rien, encore moins du bien. Par ailleurs, aucune loi n’interdit ni ne sanctionne la médiocrité, ni dans la presse, ni ailleurs. J’ai toujours dit que France Antilles était irremplaçable pour ses papiers à… nettoyer le lambi. France Antilles peut vivre sa vie, espérer un accident de Roujol, un incendie de la Rue Sadi Carnot, une éruption de la Soufrière, un cyclône Hugo, ou la réélection de Lurel, ces belles catastrophes qui font ses plus gros tirages. Quand je parlais de boycott de la presse, je parlais de la presse, pas de France Antilles. Et je parlais surtout de l’audiovisuel, en particulier du service public. Pour lequel le citoyen paie une redevance qui n’est pas destinée à la propagande électorale. Mais peut-être que France Antilles se sent solidaire de l’audiovisuel, non pas comme organe de presse, mais comme membre de la secte des abêtisseurs de peuple. Et peut-être aussi en tant que membre d’une association de malfaiteurs qui a juré d’avoir la peau du code électoral, en particulier de l’article L 52, qui interdit la publicité des collectivités en période électorale.

Dernier point. Je mets France Antilles et la Région au défi de publier le montant total de la publicité commerciale faite chaque année par une collectivité qui n’a rien à vendre, sinon une contrefaçon d’homme politique portant un déguisement de président de région. A cela on ajoutera la facture des mairies amies et alliées, des satellites comme le Comité du tourisme, et on s’apercevra que de mars 2009 à ce jour, Lurel a déjà explosé la plafond des dépenses de campagne et qu’il est donc réputé inéligible. Le plafond est de 160 000 €. Il est inférieur à la somme payée par la Région à France Antilles. Et de toutes façons, il y a de quoi annuler cent fois cette élection, si Lurel l’emportait. Hélas pour France Antilles, Lurel et les médias seront battus. Finie la manne. La Région se limitera comme il se doit, à de la communication de service public. Et le budget sera divisé par 10.

Publié dans Journal de campagne

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DJ 12/02/2010 21:48


Mr LESUREUR,
je lis de temps en temps les papiers "indiscretions " de AJ Vidal sur son blog ( qui curieusement est muet depuis 10 jours). Mr VIDAL vous a cité je crois mais n ai pas la référence.
Je pense mais peut être est ce impossible que les deux listes : Mr PROPRE et Madame PROPRE devraient se rejoindre, chcune a ses dossiers.


Alain Lesueur 13/02/2010 18:50


DJ. J'ai vainement attendu que quiconque veuille aller de concert avec nous à l'assaut de l'anti Guadeloupe qui sévit au pouvoir. Nous sommes seuls. Mais nous sommes tout, sauf seuls. Des milliers
de Guadeloupéens ont compris maintenant qu'il n'y a pas que la salade sans assaisonnement qu'on leur vend comme un évangile, et qu'il existe une autre musique, une autre voie. Salutaire.
Salutations.