Notre projet Acte 4

Publié le par Alain Lesueur


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Défi numéro 2. L’Environnement : Préserver pour développer

 

1. Prendre des options cohérentes, adaptées au contexte

 

Une exécution ordonnée du plan d’élimination des déchets ménagers

 

Le Département a adopté un plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés (PEDMA), mais le met en application en dépit du bon sens. On a créé un centre de stockage pour déchets ultimes après traitement, sachant que le traitement est renvoyé aux calendes grecques. L’Etat l’a compris qui menace de se substituer aux collectivités pour garantir la mise en place d’unités de traitement. Cette attitude d’attente est irresponsable.

 

Changer de conception : du tri individuel au tri automatisé

 

Des options retenues a priori dans le PEDMA. Il se trouve qu’elles ne sont pas réalistes. L’option du tri individuel sera un échec assuré. Il ne correspond pas à la répartition des rôles qui retient la préférence de la population. D’autre part, il est mis en œuvre en dépit du bon sens. De nombreuses communes se lancent dans des opérations désordonnées de tri collectif généralisé, quand l’existence d’une filière de traitement est l’exception. Dès lors, la remise en décharge de déchets préalablement triés à grands frais est une véritable gabegie.

Avant de gaspiller davantage de deniers publics en pure perte, il faut adopter une formule de tri automatique. Un pays organisé, avec des citoyens respectueux des règles comme l’Allemagne, met en œuvre ce système d’usine de tri, couplé à un système de collecte quasi inchangé.

 

Réexaminer la question de l’incinération

 

La question de l’incinération doit être revisitée dans le cadre d’une organisation optimale de l’élimination des déchets ménagers, prenant en compte l’intérêt général, défini pour toute la Guadeloupe, et non pas en vertu des intérêts d’une commune, ni d’une structure intercommunale. Compte tenu des déconvenues du passé, et des erreurs d’appréciation concernant la nocivité des rejets d’incinération, les décisions en la matière doivent être guidées par le principe de précaution. Le critère de santé publique doit primer dans les choix techniques de mode de traitement, d’élimination ou de stockage.

 

Régler la question du stockage

 

La décharge de l’Espérance à Sainte-Rose ne règle pas la question de manière satisfaisante. Au contraire, elle conforte les maires dans l’inaction et l’absence de projet. Il faut créer d’urgence deux nouvelles installations pour le traitement et le stockage de nos déchets ménagers, l’un en Grande-Terre, l’autre en sud Basse-Terre. Ce que l’on croit économiser aujourd’hui, sera payé au prix fort, en temps de trajets, en moyens de transport supplémentaires, ainsi qu’en nuisances de toutes sortes.

 

         2. Une implication réelle des élus et des collectivités

 

Gel d’une enveloppe régionale consacrée au traitement

 

La Région va définir une enveloppe qui sera consacrée au financement des projets inscrits dans le PEDMA. Ces sommes ne pourront financer des investissements moins vitaux présentés par les communes. La Région pourra refuser d’accompagner les projets communaux facultatifs lorsque la commune concernée refusera de participer au règlement de la question des déchets sur son territoire.

 

Plan de préservation de la qualité des eaux

 

Il s’agit purement et simplement de prendre au sérieux les recommandations contenues dans le SDAGE. Cela fait partie des politiques indispensables, mais dont précisément les élus disent n’avoir jamais les moyens financiers. C’est un domaine qui justifie, si nécessaire, le recours à l’emprunt.

 

 

Etudier la régionalisation du Parc national et du littoral

 

La gestion du  Parc national échappe aux Guadeloupéens. De même que le Conservatoire du littoral, sous prétexte de protection, nationalise une part importante de la Guadeloupe, essentielle pour son développement.

Dans l’un et l’autre cas, cette responsabilité devrait revenir au niveau local. Il faut examiner l’opportunité d’avoir un Parc régional dirigé non seulement par un élu comme président, mais aussi par un directeur qui puisse être guadeloupéen. La création d’un Conservatoire régional du littoral ne nous empêcherait pas d’appliquer les lois national tout en ayant la gestion de nos affaires. Pas besoin d’évolution institutionnelle pour cela.

 

Dessiner la Guadeloupe de l’après pétrole bon marché

 

Outre les mesures économiques et sociales qui prennent en compte la question de l’après pétrole, c’est une réflexion d’ensemble sur la question de l’énergie, de ses implications dans la vie quotidienne des Guadeloupéens de 2030 qu’il faut entreprendre. Cela concerne le transport en premier lieu, mais aussi les normes de construction, et les modes de vie en général.


 

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