Mes réponses au mouvement social

Publié le par Alain Lesueur

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Après le conflit social, j'ai publié quatre articles dans la presse qui m'ont valu l'inimitié de supporters du LKP. Les dirigeants eux, n'y ont jamais répondu publiquement. Pourtant, le site de l'UGTG a été le réceptacle de la haine et de la médiocrité remixée par des gens incapables de penser avec indépendance d'esprit. Je persiste à penser que je suis utile au mouvement social, s'il veut repartir sur sa base saine initiale, perdue en cours de route. Repartir sur une base de négociation, avec des propositions, sans passer par la grève générale, ruineuse pour tous.
Aujourd'hui, candidat à l'élection régionale, je considère de la plus haute importance qu'un tel mouvement social n'oublie pas définitivement les plus pauvres, ceux qui sont sans emploi, sans ressources mais qui sont chargés de famille. Que ceux qui ont le souci de la Guadeloupe lisent et réfléchissent à l'avenir de ceux qui leur sont chers. Voici quelques propositions. Elles seront bientôt répétées par les "grands candidats" ainsi désignés par la presse.


L’élection régionale est une chance. C’est l’occasion de porter les réponses indispensables aux revendications du mouvement social, dans un cadre démocratique. La politique régionale conduite de 2004 à ce jour a préparé la crise, et a rendu ses effets plus dévastateurs. Diminuer les investissements de 50 millions entre 2004 et 2009, limier l’emprunt à trois fois rien, sont deux erreurs aux conséquences tragiques. Cela s’est traduit par la montée d’un chômage qui était déjà insupportable. La disparition de l’AFPA, sans solution équivalente de remplacement a amplifié le phénomène de désœuvrement, en particulier chez les jeunes. Enfin, construire un lycée à 50 millions d’euros, c’est nier l’évidence que l’éducation est un tout, et croire à tort que l’on peut avoir de bons lycées sans se soucier de l’amont, de la maternelle au collège.

Il faut donc changer de politique. C’est pourquoi je propose six axes majeurs. Ce sont les 6 E.

Education, Economie, Energie, Environnement, Evolution, Etranger.

Certains de ces thèmes ont été déjà été présentés, de manière plus développée que d’autres. Il en va ainsi de ma proposition de grands chantiers, afin de répondre aux besoins d’équipement du pays, nécessaires à son développement. Ils concernent l’éducation, avec les collèges, le transport, train et tramway, les déchets, pour la partie traitement, l’eau, menacée en quantité et qualité. Ces grands chantiers sont indispensable pour produire des emplois à l’échelle des besoins, à savoir 10 à 15 000 au cours de la prochaine mandature.

J’ai attendu de constater que les autres listes, osaient présenter des programmes qui ne tentent même pas d’aborder les questions soulevées par le mouvement social. C’est donc pourquoi j’insisterai ici sur ce besoin de satisfaction des justes revendications des laissés pour compte du conflit, malgré les avancées qu’il a permises. La Guadeloupe est dans un état très avancé de déstructuration sociale. Le conflit de 2009 en est à la fois un symptôme révélateur et en même temps, la source d’une aggravation du mal. Il s’est achevé par des accords de fin de conflit au termes desquels, le peuple s’est senti trahi, voire trompé, une fois de plus. Si une véritable politique de l’emploi à travers des grands chantiers est mise en œuvre, alors il sera possible d’appliquer un traitement pour recoudre le tissu social guadeloupéen, avec les points de suture que je propose. Ce travail de haute couture sera réalisé sous l’attention directe du nouveau Président, qui en fera une priorité, par un Vice président à la cohésion sociale, rassemblant toutes les missions nécessaires. Les grands chantiers mettront du temps à produire leurs effets. Il faut des mesures immédiates. La crise n’est pas finie. Il faut donc reprendre les négociations pour la création d’un revenu temporaire d’inactivité (RSTI). C’est l’équivalent du RSTA pour ceux qui ne sont pas salariés, c'est-à-dire les plus pauvres. Il serait de 100 €, versés par l’Etat. Deux dispositifs devront ensuite suppléer ce RSTI au plus vite. Le premier, c’est le RSA, qui n’aurait pas dû écarter l’outre mer. C’est une faute politique, une tâche, que l’Etat doit effacer au plus vite, avec pour seul délai, celui indispensable à la mise en œuvre pratique. La seconde mesure concerne les minimas sociaux. L’Etat reconnaît une disparité en matière de prix entre France et Guadeloupe. Il en tient compte pour ses propres agents, les fonctionnaires. Il en a tenu compte pour les bas salaires du privé par le RSTA. Il ne peut a fortiori, plus faire l’aveugle et le sourd à l’appel de détresse des plus nécessiteux. Les minimas sociaux en Guadeloupe doivent donc être relevés, afin de rétablir l’égalité, inscrite dans la Constitution, entre Français de Guadeloupe et Français de France européenne.

Une Région qui aura adopté cette ligne politique constructive, soucieuse de la Guadeloupe, dans toutes ses dimensions, et de la totalité de la population, sera un interlocuteur crédible pour les partenaires sociaux, susceptible de jouer pleinement son rôle de conciliateur. Fort de cette crédibilité, le président de Région que je me propose d’être, soucieux d’investir à la fois dans l’économie et dans la relation sociale, aura l’oreille des entreprises et des syndicats. Il pourra alors proposer une politique concertée, élaborée avec les organisations patronales et les syndicats de salariés, de rénovation du syndicalisme guadeloupéen. Contrairement à une idée reçue, les syndicats guadeloupéens sont trop faibles, ce qui les conduits à utiliser des moyens disproportionnés pour se faire entendre. Il faut sortir de ce cercle vicieux, où patronat et syndicats se renvoient la responsabilité d’un situation bloquée dont la Guadeloupe risque de mourir à petit feu. Un conseil des partenaires sociaux, ainsi dénommé à dessein, aurait la mission d’intégrer une dimension d’amélioration du dialogue social dans toutes études ou réflexion qu’l se propose de mener. Il remplacerait les deux conseils actuels dont les missions s’entrecroisent forcément. La culture et l’environnement ne sont pas détachables de l’économie. Il sera en outre chargée de présenter à la Région un bilan annuel du dialogue social, assorti de propositions discutées dans les orientations budgétaires et fiancées par le budget régional. La Guadeloupe a les outils pour sortir de la crise.. Elle a aussi le personnel politique qualifié pour conduire cette politique de sortie de crise.

Je propose ces solutions pour le court terme. Au mouvement social de se pronocer. De les améliorer. C'est cela la voie de la concertation et du progrès. La voie du dialogue social que j'entends renouveler. J'en propose dans diffrérents domaines de l'activité économique guadeloupéenne. Je suis un spécialiste des questions sociales. Je fus sportif de haut nveau local. J'ai une formation qui me rend apte à diriger les service de la Région comme Directeur général. Qui, parmi les "grands" candidats peut se dire mieux qualifié que moi pour diriger le Conseil régional de la Guadeloupe. Un secrétaire de mairie comme Lurel? Un dentiste comme Jalton? Un employé comme Aldo. Une institutrice comme Marc. Je ne doute pas que les Guadeloupéens leur donnent la réponse les 14 et 21 mars 2010.

Publié dans Ma vision

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