Macho man

Publié le par Alain Lesueur

VillagePeopleGuy.jpg Les malheurs de Marie-Luce font un succès médiatique plus sonore que « Les malheurs de Sophie » de La Comtesse de Ségur. Pour ne pas être en reste, et faute de pouvoir nous parler de son bilan qu’il sait insignifiant, et de son programme qu’il sait fumeux, Lurel a pris sa plume pour rajouter un épisode aux déboires de la jeune et naïve Marie-Luce. Mais n’a pas un talent de conteuse et de Comtesse qui veut. Et le don littéraire ne s’achète pas comme une page de publicité dans France Antilles ou comme un panneau publicitaire 4x3 au bord d’une route de campagne électorale. On dit qu’on ne tire pas sur une ambulance. Mais les ONG savent qu’elles ne sont pas épargnées dans les guerres tribales où les soigneurs de mes ennemis sont mes ennemis. Lurel n’attendait donc qu’une occasion pour tirer dans le dos de Penchard. D’abord parce que sans aucun mérite, elle a obtenu ce que Lurel convoitait le plus au monde, au point de penser que cela lui revenait de droit. Lucette ayant été ministre, lui escomptait être le premier à qui on aurait osé donner le Ministère de l’outre-mer. La nomination de Penchard fut une gifle pour Toto. Il l’a ressenti comme une injustice. Pas question qu’il tende la deuxième joue. Et puis Lurel est frappé par le syndrome du fils abandonné. Lurel est né à la politique grâce à Lucette. Lurel n’a jamais été capable de battre Arbau de 100 voix à Vieux-Habitants. Sans Lucette, décidée à se débarrasser de Chaulet, Lurel serait encore secrétaire de mairie à Gosier, au lieu de faire le fier et des enfants dans le dos à Gillot qui l’a embauché, directement, pour raisons politiques, et non pour ses compétences en matière communale, alors qu’il n’avait pas d’expérience à offrir. Lurel en veut à Lucette, de n’avoir pas accepté de lui léguer la Région, et de préférer sa fille à son fils adoptif. C’est donc en frère, ou en faux frère de la politique que Toto s’en prend à Marilis. Le problème dans les affaires de famille, c’est que la passion aveugle. Ainsi, Lurel nous assène à la fin d’une lettre adressée à Marie-Luce, que la Région n’a aucun problème, au contraire car avec l’équipe en place, elle est en de bonnes mains. C’est tellement vrai, l’équipe en place est tellement super, que le même Lurel vient d’en virer la moitié. Le problème de Lurel, c’est qu’il ne peut s’empêcher de trop parler, surtout pour quelqu’un qui n’agit pas. Lurel n’aurait-il pas inventé le proxénétisme politique. Cela consiste à se servir des dames qui viennent en politique pour son profit personnel. Il a d’abord utilisé Lucette. Il n’a fait qu’inaugurer les travaux, chantiers et projets initiés par Lucette. Hier, il a mis Carabin à arpenter les trottoirs du Moule pour vendre son bilan en forme de rond-point. Enfin, aujourd’hui, c’est Marilis qui lui sert de « gagneuse » dans une perspective électorale qui s’annonce compliquée pour lui. On peut peut-être lui proposer une chanson de campagne moins débile que sa « Chanson de Toto » qu’il croit aussi historique que la « Chanson de Roland ». On peut lui proposer « Macho man » de Village People.

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josephine 04/03/2010 18:36


les 16 fonctionnaires agents regionaux, familles guadeloupéenes qu'il a retirer les arrêtés de titularisation. ce qui a eu beaucoup de conséquences vitales pour certains( suicide, maladie, chômage.


Alain Lesueur 04/03/2010 19:03


Le problème en politique, c'est cette tendance de certains, à se venger de leur adversaire, pas sur lui, mais sur des personnes démunies, dont le seul tort, réel ou supposé, est d'avoir fait leur
choix, en leur âme et conscience, donc comme il se doit.