Ma vision de la Guadeloupe

Publié le par Alain Lesueur

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Éthique, Compétence, Expérience, Comprendre la Guadeloupe, la Proximité avec le Guadeloupéen, Être un élu citoyen, l'exigence de « Jouer le jeu » les ingrédients de la réussite.

 

Ma présence parmi des candidats à une élection régionale est l’aboutissement d’un long et logique cheminement. On ne doit pas se lancer en politique par hasard.

La politique est le point de convergence des principes que j’ai retenu de l’éducation que j’ai reçue de mes parents, de leur exemple, et c’est aussi la politique qui donne sa logique à un parcours professionnel, qui sans ce point de rencontre, paraîtrait bizarre, compliqué.


Une éthique

La politique consiste à se mettre au service des autres. Pas à se servir. Elle exige donc de faire la part entre l’égoïsme naturel de chaque individu et l’altruisme, le souci de l’autre, de son bien être. Dès lors, la politique doit se pratiquer avec une certaine éthique. Je ne suis pas déjà maire parce que j’ai toujours refusé d’avoir recours à des pratiques malhonnêtes.


On ne fait pas de la politique pour changer de train de vie. Beaucoup de maires changent de train de vie, sans que cela puisse être justifié par le montant de leur indemnité. Cela est assez inquiétant pour être signalé.


La politique locale n’étant pas un métier, il m’a toujours paru sain de s’assurer d’avoir une profession et un revenu professionnel qui évite la tentation de profiter de son statut pour le monnayer et risquer de se retrouver devant un juge pour corruption.


Une compétence

Faire de la politique en 2010 a des exigences en terme de compétence. Les responsabilités auxquelles on peut accéder sont variées, les problèmes à résoudre sont complexes. Ancien joueur de football populaire, je ne me suis jamais appuyé sur cette mauvaise base pour briguer des responsabilités. J’ai au contraire cherché à acquérir la compétence maximale, à mettre au service de la population.

J’ai donc suivi la scolarité de l’Ecole Nationale d’Administration, qui est le nec plus ultra en France, en matière de formation professionnelle à la gestion des affaires publiques. Cette école a formé un président de la République sur deux depuis quarante ans, et autant de Premiers ministres.


Une expérience

Etre bien formé ne suffit pas. Encore faut-il avoir confronté sa formation à l’épreuve des réalité. C’est ce que j’ai fait. J’ai managé dans la majorité des services publics, sécurité sociale, allocations familiales, RMI, communes, département, région, préfecture, ministère.

C’est cette expérience qui m’a permis de comprendre certaines données complexes du conflit social de l’an dernier, et d’indiquer ce qu’il fallait améliorer dans les accords de fin de conflit.

J’ai 35 ans d’expérience de management des services publics à mettre au service de la Région et de la Guadeloupe.


Une imprégnation de la Guadeloupe

Ce n’est pas parce qu’on est né en Guadeloupe ou que l’on y vit que l’on la connaît. Pour connaître la Guadeloupe, il faut l’étudier. J’écris depuis 20 ans dans un magazine sur la société guadeloupéenne. Si mes articles sont critiques, ce n’est pas par pur clause de style, c’est parce que dysfonctionnement de la société guadeloupéenne sont aussi nombreux qu’anciens. Toutes les « révélations » d’abus dénoncés dans la grève générale, avaient été décrits dans l’hebdomadaire 7 Mag, souvent sous ma plume, mais pas seulement. C’est pourquoi aujourd’hui, je suis en mesure de proposer des solutions.

Une proximité avec le Guadeloupéen

Ce n’est pas parce que l’on est Guadeloupéen, que l’on connaît les Guadeloupéens et leurs problèmes. Pour cela, il faut les rencontrer, vivre au milieu d’eux. Nos politiques, avec leurs voitures de fonction à chauffeur, symbole totalement injustifié, perdent le sens des réalités. Ils n’ont pas compris les exigences de la population qui était dans la rue, parce que la plupart du temps, ils ont cessé de vivre comme nous. Les élus s’accordent trop d’avantages pour pouvoir comprendre la revendication de pouvoir d’achat. Des gens qui ne paient pas l’essence de leur voiture de fonction sont insensibles au prix de l’essence. Ils ne sauraient même pas quand son prix augmente si cela ne faisait pas la une de la presse et des commentaires radio télévisés.

Je connais le coût de la vie car c’est moi qui fait mes courses, au marché et au supermarché.


Etre un élu citoyen

On ne se fait pas élire roi. Pourtant, la norme de nos élus, c’est le pouvoir personnel. J’aspire à être un élu citoyen. Cela signifie un élu qui reste un simple citoyen. C’est-à-dire un élu qui ne se place pas du jour au lendemain au dessus de ceux qui l’ont élu et ne s’accorde pas des privilèges. On sollicite un mandat pour servir. Cela doit signifier que l’on s’impose plus de rigueur que l’on en impose aux autres. Qu’on s’astreint à une morale plus exigeante que celle que la société impose au citoyen.


Une exigence : Jouer le jeu

La Guadeloupe a besoin d’électeurs et d’élus qui cessent de se mentir mutuellement. Qui disent quelles sont les règles du jeu, et qui les uns et les autres, en pratiquent un autre.

J’ai pratiqué le football de compétition. J’ai reçu pas mal de coups, mais pas un carton jaune. J’ai 37 ans d’activité professionnelle. Parfois on m’a demandé d’intervenir comme pompier, dans un service bloqué par des conflits de personnes. Partout où je suis passé, j’ai amélioré la performance. Je suis simple conseiller municipal. J’ai déjà débarrassé la gestion des dossiers de la commune de Sainte-Rose de beaucoup d’irrégularités. Et ce n’est qu’un début. Partout, j’ai étudié les règles, j’ai examiné la situation, et j’ai joué le jeu. Que ce soit dans la campagne électorale, que ce soit dans l’administration de la Région, je jouerai le jeu. Sans artifices, sans faux semblants. Le moment est venu pour que la Guadeloupe soit une démocratie moderne.

Publié dans Ma vision

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Gerty 13/02/2010 12:00


On sent dans vos écrits un amour de votre pays. Si seulement nos élus pouvaient avoir votre vision de la politique.


Alain Lesueur 13/02/2010 18:40


Chère Gerty. Il n'y a pas grand mérite à aimer la Guadeloupe. Et je ne suis pas le seul à lui porter cette affection. Mais l'amour est divers. Il y a ceux qui aiment la Guadeloupe parce qu'ils
pensent qu'elle est une femme qui se donne facilement, et une mère qui pardonne de même. Alors, ils se disent que l'on peut abuser d'elle et de sa confiance. Mais la Guadeloupe se donne par
amour et qu'elle pardonne par mansuétude. Parce qu'elle croit, à raison, qu'on peut un jour reconnaître son erreur, s'améliorer et aimer mieux, pas pour soi, mais aimer l'autre pour lui. La
Guadeloupe est aussi comme un enfant. On en peut avoir le souci de l'avenir de ses enfants, sans se soucier de celui des autres enfants. Nos enfants ne seront pas heureux de vivre repus dans une
Guadeloupe affamée. Ils ne seront pas heureux d'être cultivés dans une Guadeloupe ignare. Ils ne seront pas heureux dans une Guadeloupe qui serait majoritairement miséreuse et malheureuse.


FOUMI WOUJ 05/01/2010 16:42


Excellente vision générale de ce que devrait être le politique guadeloupéen.Que de chemin à parcourir !!!Puisse votre combat faire avancer les choses.
Cependant ne soyez pas trop acerbe vis à vis des autres, même si....il y aura un jugement dernier, il sera peut-être trop tard pour nous.COURAGE