Les Verts ont-ils avorté… ou muté

Publié le par Alain Lesueur

L’écologie n’a qu’un défaut, elle est soluble dans tout. C’est aussi une qualité pour ceux qui veulent faire de la politique un art culinaire où tout se mélange. Parfois pour le meilleur du pire.

Voici la recette que propose Lurel, qui est chef cuistot à la Région depuis six ans. Prenez un Durimel bien vert, bien ferme, avec une peau bien dure, qui nécessite un économe bien affûté si on veut lui faire la peau. Attention, le Durimel est un légume de saison. Comme le shrubb, les groseilles et le pwadibwa, il se cueille en décembre janvier. Les années électorales sont très bonnes pour la floraison et la production. Vous faîtes mariner votre grosse légume dans son jus en période préélectorale. Vous verrez que la peau se détend assez vite. Le Durimel s’effeuille alors très facilement. Sa chemise verte tombe. Apparaît alors un ton rosâtre qui mélangé aux traces de Vert qui subsistent, donne une belle couleur caca d’oie. On saupoudre ensuite son Durimel de quelques gouttes d’essence d’indemnité, et vous le transportez dans un véhicule utilitaire climatisé, pour respecter la chaîne du froid, vous le placez en altitude vers Petit Paris, pour que le produit respire le bon air, au milieu des bananiers chlordéconnés. En effet, du fait de la préparation préalable, le Durimel n’est plus allergique au chlordéconne, ni à la dyoxine. Une fois traité, acclimaté aux avantages de la République, on dit que le Durimel peut même pousser au pied d’un incinérateur. Ses compagnons de potager, ceux qui sont restés Verts, mais de rage, disent de Durimel partant chez Lurel, que cette une équipe dont le folkore déconne. Passons. Ou plutôt « poursuivons » comme disait Durimel du temps où il était avocat et accusait Lurel d’être le démon de la pollution en personne. Vous laissez donc dégorger un peu votre Durimel, afin qu’il perde toute sa substance amère, et vous obtenez un plat parfait pour deux publics. Ceux qui aiment la cuisine salé sucré à la mode anglaise, du style steack au curry et au sirop de menthe, et les végétariens. En effet, si vous avez bien suivi la recette du chef étoilé Lurel, alors, vous comprenez comment il fait pour, sans avoir utilisé la moindre viande, servir aux électeurs un plat qui a la saveur de la recette célèbre de Simone Schwatz-Bart, « Un plat de porc aux bananes Verts ».

Publié dans Journal de campagne

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Daniel 05/02/2010 11:45


Je viens d'écouter DURIMEL sur RCI et je suis vert...de rage. Ce type ce permet de nous dire qu'il en avait marre d'être un looser en en 2006. Et la mercédes? C'est juste pour polluer? Tu te fous
de qui Durimel? On avait déjà eu un aperçu de ta fourberie aux municpales de Pointe à Pitre. Nous avons un ami commun qui m'a dit que tu l'avais appelé pour l'aider à "fan tchou à Lirel" aux
régionales. Que s'est-il passé depuis? Au fait Harry, Lurel n'en a rien à foutre de l'écologie et il te coupera les graines dès qu'il le pourra. Les écologistes ne sont pas des moutons et tu
tomberas seul dans le précipice.


Alain Lesueur 05/02/2010 14:52


Cher Daniel. Le problème est que l'individu lorsqu'il est incapable de porter une idée positive, se révèle redoutable, lorsqu'il s'agit de la tuer. Je n'ai personnellement jamais cru aux
convictions écologistes de Durimel. C'est pour lui un fonds de comerce porteur et qui était vacant. De même quee l'écologie est peuplée d'associations guidées par des opportunistes de tout poil,
qui sont parfaits pour composer des commissions où on leur fait avaler des couleuvres, ce qui ne leur coupe pas l'appétit pour le déjeuner de "travail" qui suit. Durimel m'a toujours paru suspect,
en raison du conflit d'intérêt avec sa profession. Un avocat a plus d'intérêt personnel et professionnel dans un désastre écologique que dans la prévention. C'est dans la pollution à la chlodécone
qu'il espère faire son beurre. On ne l'a pas beaucoup entendu s'opposer à Suez pour la décharge de Sainte-Rose. C'était service minimum. Jusqu'au jour où il a fallu un avocat pour défendre de
manière "sonnante et trébuchante" un manifestant emprisonné. Il reviendra lorsque les Sainte-Rosiens auront besoin d'un avocat pour obtenir des indemnités, post pollution.
Quant à Lurel, ce qu'il m'en a dit n'est pas racontable ici. Le seul problème est que Durimel aura fait beaucoup de mal à cette idée, au plus mauvais moment, pour la protection et la préservation
de la Guadeloupe. Nous dirons notre mot dans nos proposition en matière d'énergie et d'environnement dans le débat des régionales. Merci de votre soutien psychologique par votre présence active sur
notre blog.