Jalton prend son indépendance

Publié le par Alain Lesueur

Jalton a enrôlé les indépendantistes pour entrer à la Région. A moins que ce soit L’UPLG, qui tel un boa, d’autant que Flémin et Toribio sont en embuscade, sous les yeux de Broussillon et Losbar qui se regardent en chien de faïence.

 

Eric Jalton est décidément une énigme en politique. On se demande combien de temps il lui faudra pour finir de dilapider le crédit qui lui reste de l’héritage du Père Frédéric. Sa dernière trouvaille, c’est de constituer une liste pour aller aux régionales avec tout ce que la Guadeloupe compte de nationalistes démodés qui ne dépassent les 2% à aucune élection. Pour rénover la politique, il nous propose une équipe composée des vétérans du Parti communiste, nostalgiques de l’Union soviétique et les has been de l’UPLG, qui furent à la mode, mais dans les années 60. Comme son papa avait choisi Félix Proto, il veut installer un président de Région qui avancerait caché sur la liste. Bref, il croit qu’il va vendre un chat en sac à la Guadeloupe. Un chat avec un béret indépendantiste révolutionnaire sur la tête. Jalton veut-il donner à la Guadeloupe une indépendance dont celle-ci ne veut pas entendre parler. Sa réunion des Abymes ressemblait à un congrès de l’UPLG dans les années 70, du temps de Frédéric Jalton. C’était les mêmes têtes, avec 40 ans de plus, plus ventrus, moins chevelus. Bref, Jalton veut faire du neuf avec du vieux. UPLG et PCG constituent le club du Troisième âge du nationalisme. Avec eux la révolution est en marche… mais avec déambulateur.

Plutôt que d’installer les indépendantistes à la Région, pourquoi Jalton les a-t-il pas installés à la mairie des Abymes ? Pourquoi ne pas démissionner le conseil municipal pour provoquer une élection partielle, accueillir ses nouveaux alliés ? Pourquoi ne se débarrasse-t-il pas des élus qui sont opposés à l’indépendance de la Guadeloupe, puisqu’il semble avoir adopté ce mot d’ordre. Il a parfaitement le droit d’avoir des idées opposées à celles de son père. Mais au moins qu’il les assume jusqu’au bout. Quand il dit maintenant, « ni article 73, ni article 74 », il faut vite qu’il ajoute : ni aucun autre article de la Constitution des Français. Et alors, que fait-il toujours au Parlement français ? Et qu’attend-il pour hisser le drapeau de l’UPLG sur le mât de la mairie des Abymes ?

 

 

Publié dans Au jour le jour

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Moise 22/01/2010 18:45


Quand il y le feu, les rats quittent le navire.


Alain Lesueur 23/01/2010 14:27


Les petites souris qu'on avait embarqué au nom de la parité aussi.


Ary Broussillon 18/01/2010 19:24


Hé Alain: l'indépendantiste avec bêret révolutionnaire c'est qui? Ah! tu m'as reconnu.
Salut l'ami.


Alain Lesueur 19/01/2010 17:23


Ary. le béret te va bien. Parce que si c'est toi qui le porte, ce qui est sur la tête correspond à ce qui est dedans. Eric risque d'éjà d'être ridicule avec un béret, alors tu imagines, avec un
béret rouge, on croirait que c'est un bonnet de père Noël tardif, ou en raison de la période carnavalesque. Et surtout, il n'y a pas de béret dans ce que son père lui a laissé en héritage. De là à
ce qu'il fasse lui-même la démarche qui mène au magasin-école des bérets... J'ai trop de respect pour l'idée d'émancipation pour que ceux qui en font un fonds de commerce, qui ne sont portés par
aucune conviction, trouvent grâce à mes yeux. Et Eric ne tient même pas un commerce, il tient un stand, dans ce qui est pour l'heure une foire. Un stand, cela se demonte vite et comme il n'a
pas grand chose comme idée sur son étal, il peut changer très vite d'article (ni 73, ni 74) ou de spécialité législative, au gré du chaland qui passe et dont il veut capter le bulletin de vote.
Comme compagnon de route, tu sais qu'on fait mieux. Bon courage.