Dernier tango à Paris

Publié le par Alain Lesueur

C’est la fin d’un suspense qui n’intéressait guère que les médias friands d’annoncer tout ce qu’ils croient être une bonne nouvelle pour Lurel. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir peur.

 

RFO et RCI ont fait la course pour savoir qui aurait les faveurs des déclarations de la maire du Moule à propos des régionales. Heureusement qu’elle a pris son temps. Car en tant que communicante, Carabin, c’est plutôt l’école marché aux poissons du temps jadis. Elle ne peut fournir aucune explication à son changement de positionnement politique qui n’ait pas une explication strictement personnelle, qui ne concerne donc ni Le Moule, ni la Guadeloupe. Elle n’a esquissé aucune explication plausible. IL est vrai que les journalistes ne lui en ont pas beaucoup demandé. Les trois journalistes sont tellement convaincus que Lurel est le bon choix, pour eux, qu’ils ne pensèrent même pas utile de demander à leur invitée de se justifier. La question était de pure forme. En revanche, ce sont les candidats qui ont l’outrecuidance de se présenter, auxquels les journalistes imposent de justifier ce qui semble constituer  un crime de lèse majesté. Lurel a un problème. Le ralliement de Carabin est une addition-soustraction. Il est tout sauf certain qu’il fasse au Moule, plus que les voix de ceux qui étaient déjà décidés à voter pour lui. D’autant que l’incapacité de Carabin à expliquer ses volte face par autre chose que ses règlements de compte avec Lucette Michaux Chevry, la positionne désormais dans la catégorie des élus qui s’imaginent que les électeurs sont des moutons, susceptibles de les suivre dans tous leurs caprices et d’embarquer avec eux dans n’importe quelle aventure, toutes les fois qu’ils changent de camp politique, au gré de leur humeur. Et si la Carabin ne venait là que pour donner le baiser qui tue à Lurel ? Même si elle n’a pas l’apparence d’une mante religieuse, qui donne la mort au mâle pendant l’accouplement, à la place de Lurel, je ne serai pas tranquille. Une chose est certaine, c’est que cela pourrait bien le « Dernier tango à Paris » pour les deux danseurs. A Petit Paris. « Petit » comme les protagonistes du bal

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FORTIN SIMONE 31/01/2010 19:29


Mais oui, la révolution française s'est faite en 1789, si mes souvenirs sont bons!!! et pourtant le système monarchique subsiste en Guadeloupe: on se transmet le pouvoir de père en fils (toribio,
bangou, bernier) ou de mère en fille (Lucette, marie luce)nous sommes décidément toujours prisonniers des fers de l'esclavage.
Au secours Alain Lesueur, délivrez-nous du mal , de la profitation en tous genres....


Alain Lesueur 03/02/2010 15:30


Oh làlà Simone. Vous allez attirer  la horde des Phillistins qui crieront que je me prends pour un Gadèdzafè. Les Guadeloupéens sont déjà trop enclins à attendre le salut d'un Messie, pour
qu'on puisse plaisanter avec cela. Ils n'ont pas tort. Sauf que le dernier des messies, pour nous, majoritairement chrétiens, est venu il y a 2000 ans. Il faut donc, en attendant le prochain
Messie, qui n'arrivera peut-être que dans 2000 ans supplémentaires, que nous agissions sur notre futur, ne serait-ce que pour lui préparer le terrain, et qu'il n'ait pas tout à faire ou à refaire.
Bonne journée.


pierre 28/01/2010 10:56


Notre maire, madame CARABIN, parle de dignité sur RCI. Où est la dignité quand on vend la population moulienne pour une place pour son fils. Mouliens, Guadeloupéens doubout! Foutons dehors cette
classe politique qui ne pense qu'à ses intérets personnels et jamais aux aux enfants de guadeloupe qui souffrent...


Alain Lesueur 28/01/2010 15:00


Cher Pierre. Le spectacle que nous a donné Madame Carabin, dont je ne doute pas un instant qu'elle pense souvent aux intérêts de sa ville, ne l'a pas fait monter dans mon estime plus que dans
la vôtre. Trop de nos élus sont incapables de penser "Guadeloupe". Il ya pour eux toujours un inétrêt supérieur à l'intérêt général guadeloupéen. Le drame est que Madame Carabin n'ait même pas jugé
utile de faire l'effort de trouver des arguments politiques pour justifier sa décision. La seule explication, c'est précisément une question de concurrence commerciale entre deux enseignes. La
marque Carabin prépare le passage de témoin de la mère au fils, comme la marque Chevry veut passer de la main à la main entre la mère et la fille. Mais vous commettez une erreur Pierre. L'une et
l'autre pensent aux enfants qui souffrent. L'une pense à son fils qui souffre de n'être pas déjà assis dans les fauteuils de député et de maire, et l'autre pense à sa fille qui souffre de
n'être pas déjà dans les deux fauteuils de maire et sénatrice. Vous remarquerez qu'ils souffrent tellement qu'il leur faut deux fauteuils, un pour chaque capelle de fesse.


pierre 28/01/2010 10:51


Notre maire, madame CARABIN, parle de dignité sur RCI, où est la dignité quand on vend la population moulienne pour une place pour son fils. Tous ces élus assurent la relève dans leur cercle
familiale. Quelle honte! Guadeloupéens Doubout! Foutons dehors cette classe politique qui ne pense qu'à ses intérets personnels. !